Lisez attentivement le texte ci-dessous et répondez aux questions. En cas de doute, n'hésitez pas à relire le texte. Il ne s'agit pas d'un exercice de mémoire.
Pour plus d'information sur le contexte, lisez cet article.
Exercice incendie
Dans la salle, les élèves attendent en regardant d’un œil distrait les cartes de géographie accrochées au mur. Le professeur est en retard. La porte s’ouvre enfin et Monsieur Latour entre, interrompant les rêveries des garçons. «Exercice incendie», dit-il. «Vous avez quinze minutes pour vous rassembler au point de ralliement.»
À 11h15, cinq élèves manquent à l’appel. Le professeur de géographie remonte quatre à quatre les escaliers du bâtiment à la recherche des retardataires qu’il retrouve tranquillement installés à la terrasse du 5e, contemplant d’en haut le chaos de la cour.
Le questionnaire
#1. La scène se déroule dans une école.
On ne le sait pas. Le fait que des étudiants soient rassemblés dans une salle n'implique pas nécessairement que le bâtiment est une école. Ils pourraient tout aussi bien attendre leur professeur dans un restaurant pour prendre un repas avec lui.
#2. Les élèves attendent le début du cours de géographie.
On ne le sait pas... des cartes de géographie sur le mur, n'impliquent pas que les élèves attendent une leçon de géographie. Comme on l'a vu à la question précédente, on n'est même pas certain qu'ils soient dans une école.
#3. M. Latour est le professeur de géographie.
On ne le sait pas. Le professeur est en retard... M. Latour entre. On ignore si c'est lui que les élèves attendaient. M. Latour pourrait tout aussi bien être le concierge du bâtiment ou un responsable de l'exercice incendie.
#4. L'établissement est une école de garçons.
On ne le sait pas... le texte ne mentionne que des garçons, mais cela n'exclut pas explicitement qu'il y ait aussi des filles dans le groupe.
#5. L'exercice incendie commence à 11h.
On ne le sait pas. Il n'est pas dit que les élèves ont respecté les 15 minutes de délai pour se regrouper au point de rassemblement.
#6. Le bâtiment a cinq étages.
Oui. On sait que le bâtiment a au moins cinq étages. Le piège est que dans la question on ne demande pas si le bâtiment a cinq étages seulement !
#7. Le point de rassemblement est dans la cour.
On ne le sait pas. Le chaos observé par les garçons pourrait tout aussi bien être causé par d'autres personnes que les élèves qui peuvent être rassemblés ailleurs.
Résultat
Mmmh... bien joué. Vous avez évité tous les pièges. Vous avez déjà très probablement fait un exercice similaire par le passé, n'est-ce pas?
Ne vous inquiétez pas, cela prouve juste que vous êtes un humain qui communique comme un humain. Les inférences ne sont pas néfastes en soi puisqu'elles nous permettent généralement de comprendre énormément de choses sur la base d'informations minimales. Il est pourtant bon de se rappeler que, de temps en temps, les inférences peuvent être sources de malentendu, particulièrement si votre interlocuteur ne fait pas les mêmes inférences que vous. C'est particulièrement la cas si son bagage culturel ou professionnel diffère du vôtre.
Petite note spéciale à l'attention des ingénieurs IT: non, les être humains ne communiquent pas en TCP/IP.




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